L'Or du Rhin

DES SOMMETS DE CUPIDITÉ
Attention, risque d'addiction !

 

Richard Wagner n'avait en principe pas tendance à amoindrir les faits. Désigner son Opéra « L'Or du Rhin » seulement comme un « prologue » est cependant un chef d'œuvre d'euphémisme. Dans ce vol de l'anneau et de l'or du Rhin, le compositeur plante le décor d'un drame de carrure mondiale, qu'il développe avec jouissance dans les autres Opéras de la tétralogie de « L'Anneau ». Cet Opéra est considéré comme l'un des sommets ultimes que les amoureux de musique doivent avoir escaladé au moins une fois dans leur vie. Et en effet, c'est un peu comme la randonnée en montagne : après avoir connu le sentiment de bonheur qui vous saisi après une journée de marche à travers des forêts sombres, lorsque les yeux découvrent des glaciers ensoleillés, il est impossible de s'en passer. Dans « L'Or du Rhin », on devine cette sensation dès la 136ième mesure de l'ouverture, lorsque à travers les grondements de l'orchestre, les accords clairs en mi bémol majeur, tels des rayons de soleil, viennent briser la surface de l'eau du Rhin. C'est comme si l'on avait observé le monde depuis le fond du fleuve, de là où l'obscurité domine tout et les peurs non résolues se terrent. Le nouvel « Anneau » de Sarrebruck est forgé par les metteures en scènes et scénographes Alexandra Szemerédy et Magdolna Parditka. Elles ont un statut difficile dans leur pays natal, et c’est bien cela qui en fait des observatrices passionnantes de l’histoire wagnérienne, traitant de cupidité et de pouvoir, des sujets plus actuels que jamais. Ascension des sommets et tourbillon d'images, ensorcèlement sonore et éclairage des recoins sombres : un nouvel « Anneau » est enfin forgé à Sarrebruck.

Les deux metteures en scène, Alexandra Szemerédy et Magdolna Parditka, sont liées par une étroite collaboration depuis leur formation musicale commune au Conservatoire Béla-Bartók à Budapest. Depuis 2006, elles développent des concepts scéniques non-conventionnels, mettent en scène et prennent également en charge la scénographie de leurs productions. En 2013, elles ont été nominées pour le prix théâtral allemand « Der Faust ».

Première


Théâtre National

28.03.2020

Représentation


Théâtre National

In deutscher Sprache mit deutschen und französischen Übertiteln

Samedi, 28. Mars 2020, 19:30

Dimanche, 05. Avr 2020, 18:00

Vendredi, 10. Avr 2020, 18:00

Dimanche, 03. Mai 2020, 18:00

Mercredi, 13. Mai 2020, 19:30

Jeudi, 21. Mai 2020, 18:00

Mercredi, 17. Juin 2020, 19:30

Dimanche, 21. Juin 2020, 18:00