Voix de presse


»Perfekt verkörpert Pauliina Linnosaari die Rolle der Salome, dieser verzogenen Prinzessin, die sich so in ihre erste Liebe zum Propheten verrennt, dass sie endlich dem blutenden Kopf den verweigerten Kuss abringt. Anfangs noch verhalten, steigert sie sich – spielerisch und gesanglich – über den Abend zu absoluter Höchstform. «

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Saarbrücker Zeitung, 16.4.2018, Joachim Wollschläger

»Ihre eigentliche Kraft entfaltet die Inszenierung jedoch durch ihre herausragende Personenführung und die starke Leistung der Sopranistin Pauliina Linnosaari als Salome. Das ist große Oper.«

Saartext, 15.4.2018, Johannes Kloth

»Die Premiere am Samstagabend war auch eine sängerische Glanzstunde - bis hin zu den kleinsten Partien. An der Spitze eines großartigen Solistenensembles: Pauliina Linnosaari in der Titelpartie. (...) Ihr gegenüber kostet Peter Schöne als Jochanaan die prachtvolle Bariton-Partie vollends aus. Völlig unangestrengt setzt er sich gegen das Riesenorchester im Graben durch.«

Die Rheinpfalz, 16.4.2018, Frank Pommer

Eine Inszenierung, die »viele Verweise in die Gegenwart bereithält, ohne jedoch mit dem Holzhammer
draufzuhauen. Überhaupt liegt die eigentliche Stärke des Abends in der psychologischen Kraft, die er entfaltet.«

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SR2 Kulturradio,15.4.2018, Johannes Kloth

»Es sind die klaren und eindeutigen Bilder, die diese ›Salome‹ spannend machen.«

SR/ aktueller bericht, 13.4.2018, Karsten Neuschwender

Salomé

LE GRAND FRISSON
Lorsque toutes les vannes s'ouvrent, même Wagner ne résiste pas

La première mondiale de l'opéra « Salomé » et celle de l'opérette « La veuve joyeuse » de Lehár ne sont espacées que de quelques jours. Comment cela concorde-t-il ? Nous sommes en 1905 et l'ancienne Europe n'est plus aussi paisible qu'elle paraissait l'être encore au tournant du siècle. En Autriche, des manifestations sont organisées pour demander l'institution du suffrage universel, et en Russie, les matelots se révoltent à bord du cuirassé Potemkin.

Certes, après des décennies d'affrontement militaire en Europe centrale, la paix règne, mais derrière la soif de pouvoir coloniale, une gueule de bois monumentale attend son heure. Et derrière les cols raides des messieurs et les chemisiers montants des dames, ce n'est que frissons. En effet, comment mieux échapper à la bienséance ascétique militaire prussienne que dans des fantasmes sexuels ? À Vienne, Sigmund Freud ouvre les vannes psychologiques et le drame d'Oscar Wilde « Salomé » touche le nerf sensible de la communauté artistique bouillonnante.

Une amoralité totale se heurte à une discipline totale. Richard Strauss a su déceler l'explosivité de l'histoire et a fait voler en éclats le jalon posé par Wagner quant au musicalement faisable. Au cours d'une saison sur le thème de la liberté et des entraves de la société, il est intéressant de voir que ce sont deux légendes bibliques (« Salomé » et « Nabucco »), qui affirment leur force explosive intemporelle jusqu'à nos jours. Franz Lehár allie le langage musical de Richard Wagner aux formes de plaisir acceptées par la société. Richard Strauss, lui, ne s'en préoccupe pas. Il fait résonner les ailes de la mort et crée ainsi la bande sonore de nos cauchemars, qui laissera la place au film d'horreur.

Première


Théâtre National

14.04.2018

Distribution


Direction musicale
Mise en scène
Chorégraphie
Dramaturgie

Herodes
Herodias
Jochanaan
Narraboth
Ein Page der Herodias/ Ein Sklave
Erster Jude
Zweiter Jude
Dritter Jude
Vierter Jude
Fünfter Jude
Erster Nazarener
Zweiter Nazarener
Erster Soldat
Zweiter Soldat
Ein Cappadocier